Ce test de burn-out repose sur le Copenhagen Burnout Inventory, un questionnaire d’épuisement conçu par des chercheurs danois et laissé libre d’accès. Il se remplit en trois minutes et donne deux scores sur 100. Il ne remplace pas une consultation : le burn-out se diagnostique chez un médecin, comme nous l’expliquons dans notre article sur les symptômes du burn-out.
Voici d’où vient le questionnaire, le test lui-même, ce que les scores veulent dire et ce qu’il faut faire du résultat. Si vous cherchez plutôt les démarches, elles sont détaillées dans notre guide sur l’arrêt maladie pour burn-out.
D’où vient ce questionnaire
Le Copenhagen Burnout Inventory (CBI) a été mis au point par Tage Kristensen et Marianne Borritz, de l’Institut national de santé au travail du Danemark. Dans le document de référence de 2004, il comprend trois parties : l’épuisement personnel, défini comme un état d’épuisement physique et psychologique prolongé, l’épuisement lié au travail, et l’épuisement lié au travail avec des clients. Nous en reprenons les deux premières, soit 13 questions, car la troisième ne concerne que les métiers de contact.
Nous avons choisi ce questionnaire parce que le plus connu, le Maslach Burnout Inventory, est sous licence payante. Les questions ci-dessous sont notre traduction libre de la version anglaise. Elle n’a pas fait l’objet d’une validation en français, et les repères chiffrés viennent d’échantillons danois : ils donnent un ordre de grandeur, pas une norme française.
Le test : 13 questions, 3 minutes
Questionnaire d’épuisement (CBI)
Répondez d’après votre situation actuelle, une réponse par question. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Partie 1 : épuisement personnel
Partie 2 : épuisement lié au travail (à passer si vous ne travaillez pas)
Questions du Copenhagen Burnout Inventory, traduites librement, sans validation en français. Ce test indique un niveau d’épuisement, il ne pose pas de diagnostic.
Comment lire vos deux scores
Chaque réponse vaut de 0 à 100 points, et le score d’une partie est la moyenne de ses réponses. Les auteurs ne donnent pas de diagnostic à partir d’un chiffre. Dans l’étude qu’ils ont menée auprès de 1 917 professionnels des métiers du soin et de l’accompagnement (travailleurs sociaux, personnel hospitalier, aides à domicile), ils ont toutefois compté comme « élevés » les scores de 50 points ou plus. Le tableau donne les repères disponibles.
| Repère | Épuisement personnel | Épuisement lié au travail |
|---|---|---|
| Moyenne d’adultes danois représentatifs (1 498 personnes) | 32,7 | non mesuré |
| Moyenne de l’étude PUMA (1 917 professionnels, 83 % de femmes) | 35,9 | 33,0 |
| Part des participants PUMA à 50 points ou plus | 22,2 % | 19,8 % |
Un score de 55 vous place donc parmi les 22 % environ de participants de l’étude qui atteignent ou dépassent 50. Il ne dit pas que vous faites un burn-out, et un score de 40 n’écarte pas le problème si vous vous sentez à bout.
Ce qu’un test ne peut pas faire
La Haute Autorité de santé le rappelle dans sa fiche mémo sur le syndrome d’épuisement professionnel (mars 2017, mise à jour en octobre 2025) : le burn-out n’est pas considéré comme une maladie dans les classifications de référence, et il demande une démarche diagnostique. Le médecin en caractérise la gravité, recherche des troubles sous-jacents comme un trouble anxieux ou dépressif, évalue le risque suicidaire et fait un bilan physique, car certains symptômes viennent d’une maladie organique. Il analyse aussi les conditions de travail, en priorité avec le médecin du travail.

Aucun questionnaire en ligne ne fait ce travail. Il peut vous aider à mettre un chiffre sur ce que vous ressentez et à préparer le rendez-vous, rien de plus. Si votre score est élevé, ou si vous vous dites souvent « je n’en peux plus », parlez-en à votre médecin généraliste ou à votre médecin du travail. En cas d’idées suicidaires, le 3114 répond jour et nuit, gratuitement.
Que faire de votre résultat
Notez la date et vos deux scores, puis refaites le test dans quelques semaines : l’évolution compte plus qu’un chiffre isolé. Pendant le rendez-vous, apportez-les avec quelques exemples concrets, comme les nuits perdues ou les tâches devenues impossibles. Si l’arrêt de travail devient nécessaire, notre guide décrit les démarches pour obtenir un avis médical. Et si le lien avec le travail est établi, une reconnaissance en maladie professionnelle est possible, mais le parcours est exigeant, comme nous l’avons détaillé pour faire reconnaître un burn-out en maladie professionnelle.
